Clément Lores au guidon de sa CB500 dans une épingle à Chanaz en 2026
Course de côte • 300cc

Chanaz 2026 : un cap franchi

— Récit de course par Clément Lores

Me revoilà à Chanaz, un an après ma toute première course. En 2025, j'étais arrivé ici sans trop savoir ce que je faisais au milieu des autres pilotes. Cette fois, c'est différent. C'est chez moi, je connais le tracé et je viens pour faire un résultat. Après avoir loupé les podiums pendant toute ma première saison, j'ai envie de prouver que je peux enfin aller en chercher un.

La CB500 a bien changé depuis l'année dernière. Elle est beaucoup plus saine et j'ai revu l'ergonomie pour pouvoir vraiment piloter comme je le souhaite. Moi aussi, j'ai changé ma manière de rouler. J'essaie moins de forcer la moto et davantage de l'accompagner. Je réfléchis plus à ce que je fais, à mes mouvements et à la façon dont la moto réagit. Tout est plus calme et plus propre, même quand le rythme augmente.

Clément Lores sur sa CB500 numéro 146 au départ de la course de côte de Chanaz 2026

J'ai quand même pas mal de pression en arrivant. Justement parce que je connais la route, parce que je suis chez moi et parce que j'attends beaucoup de ce week-end. Au moins, les conditions sont parfaites. Il fait chaud, mais beaucoup moins que pendant la canicule de l'année dernière.

Dès la première montée d'essais, je suis presque dans mon meilleur temps de 2025. C'est assez inhabituel pour moi parce qu'aux essais je suis généralement très lent. J'ai souvent besoin de plusieurs montées avant de commencer à rouler correctement, mais là je suis tout de suite dedans. À la fin des essais chronométrés, je suis 7e. Le niveau est très élevé cette année, avec des pilotes qui roulent vraiment très fort, mais je sais que j'ai encore une bonne marge.

Je pars pour la première course avec de bonnes sensations. Pendant la montée, je sens que je ne me bats plus avec la moto comme avant. Je la laisse bouger, je l'accompagne et je joue beaucoup plus avec elle. J'ai vraiment l'impression de contrôler ce qu'il se passe, et surtout de savoir pourquoi je fais chaque mouvement.

Je termine la montée en 1:16.850 et je prends la 5e place sur 20 pilotes. Dès la première course, je suis déjà presque une seconde plus rapide que mon meilleur chrono de l'année dernière. Si je compare avec ma première montée de course de 2025, j'ai gagné plus de trois secondes. Je savais que j'avais progressé, mais voir un tel écart dès la première course fait vraiment plaisir.

Résultat course 1

— Chrono : 1:16.850
— Classement : 5e place sur 20
— Gain sur mon meilleur chrono 2025 : 0,950 seconde

Comme d'habitude, je regarde ma vidéo embarquée entre les montées. Je cherche les endroits où je perds du temps, les trajectoires que je peux améliorer et les moments où mon attitude sur la moto n'est pas bonne. Je repère plusieurs choses à corriger et je repars avec tout ça en tête pour la deuxième course.

Le travail paie puisque je passe en 1:15.733 et je remonte à la 4e place. Je suis maintenant plus de deux secondes plus rapide que mon meilleur temps de 2025. Je vois encore quelques endroits où je peux faire mieux, mais surtout le podium n'est plus très loin.

Résultat course 2

— Chrono : 1:15.733
— Classement : 4e place sur 20
— Amélioration depuis la course 1 : 1,117 seconde

Clément Lores fortement incliné sur sa CB500 pendant la course de côte de Chanaz 2026

Avant la dernière course, je ne pense plus qu'au podium. Je suis à environ sept dixièmes, donc ce n'est pas gagné, mais ce n'est pas impossible non plus. Au départ, je suis très concentré et je sais que je dois tout donner sur cette montée.

J'envoie du gros gaz et, à un moment, l'arrière décroche. Mon cul décolle de la selle et je passe vraiment tout près du highside. Le plus intéressant, c'est que je coupe les gaz immédiatement, sans même avoir le temps d'y réfléchir. Tout se fait instinctivement et la moto revient. Sur le coup, je continue ma montée, mais après coup je suis presque content que ce soit arrivé. Ce réflexe montre que je commence vraiment à faire corps avec la moto. Elle peut bouger, mais c'est toujours moi le chef.

Malgré cette petite alerte, je termine en 1:15.136. C'est encore six dixièmes de gagnés et une nouvelle 4e place. Mon meilleur chrono de 2025 était de 1:17.800, j'ai donc gagné 2,664 secondes en un an. Avec le niveau du plateau cette année, c'est une progression dont je peux être vraiment fier.

Résultat course 3

— Chrono : 1:15.136
— Classement : 4e place sur 20
— Classement final du week-end : 4e place sur 20
— Écart avec le podium : 0,182 seconde
— Gain sur mon meilleur chrono 2025 : 2,664 secondes

Le podium se joue finalement en 1:14.954. Il me manque donc seulement 0,182 seconde. Forcément, je suis un peu déçu. Encore quatrième, encore tout près, et cette fois chez moi. J'étais venu pour faire un résultat et j'aurais vraiment aimé repartir avec ce podium.

Mais quand je repense au week-end dans son ensemble, la déception passe assez vite. Un an plus tôt, je mettais les roues sur une piste pour la première fois et je me demandais simplement si j'avais le niveau pour être là. Maintenant, je termine 4e sur 20 face à un plateau très relevé. Ma moto fonctionne mieux, je roule beaucoup plus vite et surtout mon pilotage est devenu plus sain et plus réfléchi.

Je repars sans la coupe, mais très fier de ce que j'ai montré sur la moto. Ce week-end me confirme que je suis sur la bonne voie. Le prochain rendez-vous est Marchaux, où la pluie ne m'avait pas vraiment laissé rouler l'année précédente. Cette fois, j'ai bien l'intention de découvrir ce que je peux réellement y faire.

La montée de Chanaz 2026 en vidéo